Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog OK Club

Le blog OK Club

Le blog d'un club de plongée sous-marine Isèrois (FFESSM 14 38 0171)

top plongees

Publié le par OK Club
Publié dans : #Divers, #PUB, #TOP plongées

Bébert, un ancien pote et adhérent du club, a trempé ses palmes un peu partout dans le monde. Il propose , avec son club le Rhodia Club,une soirée découverte de ces plongées le 28 mars à 20h au Prieuré de Salaise sur Sanne.

 

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées

Il s'agit d'une succession de pitons rocheux et de pains de sucre sur une distance d'environ 150m et avec une profondeur allant jusqu'à 40m (il y en a d'autres après mais les 40m sont largement dépassés).

Ce très beau site regorge de vie pour qui sait "farfouiller" un peu : mérous cachés dans de petites grottes, murènes et congres dans les failles, langoustes entre les branches de gorgones et gros bancs de sars ou d'anthias.

Impossible à faire en une seule plongée de par sa taille, ce site incite à une certaine prudence car on peut se faire surprendre par la distance parcourue (surtout si l'on va au-delà de la roche n°7).

Accessible à tous niveaux.

Les pyramides à Agay

Source :

site du CIP Dramont

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées
Mérouville (Lavezzi-Corse du sud)Mérouville (Lavezzi-Corse du sud)
Mérouville (Lavezzi-Corse du sud)

Le sec du Pellu, baptisé "Mérouville" est mondialement connu, et pour cause : une trentaine de mérous évoluent sur 3 remontées rocheuses posées sur un fond de 30m et dont la plus haute culmine à 17m.

Habitués depuis plusieurs années à côtoyer les plongeurs, ces gros et sympathiques poissons sont d'une extrême familiarité. ainsi, il n'est pas rare de se retrouver entouré d'une demi-douzaine de mérous qui, si l'on évite les gestes brusques, se laissent caresser ! La sensation et l'émotion que l'on éprouve est extraordinaire.

Protégée de la chasse sous-marine, la zone est très riche en faune. Sous les éboulis du fond, corbs, sars et murènes foisonnent. En pleine eau, le spectacle est étonnant : c'est une nuée composée d'oblades, de sars, de canthères et de girelles qui papillonnent dans le bleu. A peine en retrait, d'énormes dentis à la robe bleu métallisé défilent à leur tour, accompagnés parfois de belles daurades royales. En juillet /août, le ballet de grosses liches et parfois de thons vient s'ajouter au spectacle.

Bref, une plongée à faire absolument quand on va en Corse du sud.

Sources

http://www.subtortue.net/plongee_corse-id-31-merouville.html

 

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées
Le couloir aux gorgones (Marseille)Le couloir aux gorgones (Marseille)Le couloir aux gorgones (Marseille)

Marseille

Au pied de la face Est du Grand Congloué (à proximité de l'île Jarre), c'est une plongée relativement profonde. Le couloir par lui-même se situe entre 43 et 53m, et on peut descendre jusqu'à 62m, voire beaucoup plus (tombant du Grand Congloué), en faisant le tour du rocher.

Le Grand Congloué n'est pas abrité par vent d'Est ou Mistral.

La plongée

Ce fameux couloir est une curiosité naturelle. Imaginez un tombant qui va de -40 à largement plus de -60 en pente douce, et où se trouve, en plein milieu, une entaille profonde de 5 ou 6m, large de 2m et longue d'une vingtaine de mètres. Ses parois sont recouvertes de gorgones "bleues" qui oscillent au gré du courant.

Le couloir aux gorgones (Marseille)

Sources

http://aioli.over-blog.com/

 

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées
Les Impériaux du large à Marseille

L’archipel de Riou est composé de 4 îles principales : Maîre, Jarre, Plane et Riou, qui font partie du Parc National des Calanques. Elles constituent une référence dans la plongée marseillaise, avec de multiples sites accessibles à tous niveaux.

Les Impériaux du large à Marseille

Les Impériaux sont le site référence de la plongée marseillaise. Composés de trois rochers séparés de l’île de Riou, ils constituent une illustration parfaite du tombant, entre 10 et 70 mètres.

Les Impériaux du large
Sur le rocher le plus au sud, une arrête rocheuse part vers le large. Le tombant ouest est magnifique, couvert de gorgones rouges et « survolé » d’anthias. Les passages de pélagiques en chasse sont fréquents (loups, dorades, dentis, barracudas…), permettant de profiter du spectacle « du bleu », d’autant que les eaux sont souvent cristallines.

Si le site est majestueux, il est aussi très exposé aux vents et donc aux courants. C’est une plongée à faire par mer calme, en se méfiant du courant et de la profondeur. Palanquées réduites, parachutes et sécurité surface sont indispensables.

Au vu de la profondeur, une plongée au trimix (hypoxique pour le bas du tombant) + nitrox en déco, ou air + nitrox en déco est recommandée.

Les Impériaux du large à MarseilleLes Impériaux du large à Marseille

Sources

http://plongeeamarseille.fr/

http://www.scuba-people.info/

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées
L'épave du Rubis - Cap Camarat vers St Tropez
L'épave du Rubis - Cap Camarat vers St TropezL'épave du Rubis - Cap Camarat vers St Tropez

L'histoire du navire

Construit en 1931 par les chantiers de Toulon, le Rubis est lancé le 30 septembre. C’est le quatrième sous-marin d’une série de six. Après le Saphir, le Turquoise, le Nautilus, suivront le Diamant et la Perle. Ce sous-marin était conçu pour mouiller des mines sans faire surface. Il mesurait 66 m de long sur 7 m de large et 8 m de haut. Il était doté d’un moteur Vickers-Armstrong de 3900 CV lui permettant une vitesse de 8 nœuds en plongée et 12 en surface. Le Rubis pouvait descendre jusqu’à 50 m, et naviguer en immersion périscopique jusqu’à 15 m.
Armement : 1 canon de 75 mm, 2 mitrailleuses de 13 mm, 32 mines de 1090 kg, 3 torpilles de 550 mm et 2 torpilles de 400 mm.
Equipage : 45 hommes (4 officiers, 9 sous-officiers, 32 hommes d’équipage).
En 1936 le Rubis est envoyé à Cherbourg pour parfaire l’entraînement de l’équipage. Pendant « la drôle de guerre » en 1939, il est tout d’abord en Méditerranée à Bizerte, puis dépend de la 9ème flotte basée à Dundee (Ecosse). Il effectue de nombreuses missions dans les eaux norvégiennes à partir de 1940 lorsque le IIIe Reich envahit ce pays. Suite à l’Armistice du 22 juin 1940 les Anglais déclenchent l’opération Catapult qui consiste à s’emparer des navires français. Le Rubis fait partie du lot et change donc de pavillon. Sur les 45 hommes seul 5 retournent en France, les autres choisissent de servir dans les Forces Françaises Libres sous le commandement de l’Amiral Muselier. Le Rubis traverse la guerre et en ressort intact, ce qui pour ce type de bateau et pendant cette période relève de l’exploit.
En 1945 les résultats du sous-marin sont éloquents : 28 missions, 683 mines larguées, 15 navires, 7 dragueurs, 1 cargo de 4360 tonneaux coulés, un U-BOOT endommagé. Le 8 juin 1945, il rentre sur Oran où il sera désarmé le 23. Jusqu’en 1950 il sert de bâtiment d’instruction, puis est transformé en base sous-marine.En 1957 il échappe à la démolition grâce à un ancien de ses commandants, mais la décision est prise de le couler pour éviter qu'un Compagnon de la Libération ne soit livré aux chalumeaux des ferrailleurs.Le 31 janvier 1958 le remorqueur Samson et la gabare Criquet l’amènent à 2600 mètres du Cap Camarat. Le Commandant Riffaud place la charge de 9 kg, et fait exploser l’arrière du Rubis qui sombre sur un fond de 40 m pour son dernier voyage.

 

L'épave du Rubis - Cap Camarat vers St Tropez

La plongée

L'épave du Rubis - Cap Camarat vers St Tropez

Localisation

43°11’37’’ N – 6°42’10’’ O
A 2600 m au sud du Cap Camarat

La plongée

prof : 41m au sable

Risque : courant

Niv : N2 et +

Le Rubis fait partie des épaves incontournables de Méditerranée. Classé par le journal Plongeurs International dans son hors-série  numéro 2 parmi les 101 plus belles plongées du monde, le Rubis est un pur joyau. Pouvoir observer un sous-marin en parfait état est suffisamment rare pour ne pas se donner l’occasion d’y plonger. La plongée n’est pas difficile mais il faut néanmoins se méfier du courant qui peut sévir seulement en surface ou jusqu’au fond et atteindre 3 nœuds. L’épave ne pose par contre aucun problème d’orientation. La profondeur n’étant pas trop importante (40 m max) on peut l’explorer en totalité en une seule fois.
A éviter absolument (si vous plongez en club ceux ci l’interdisent de toute façon) : pénétrer dans le navire par le kiosque. Ce type d’exploration reste réservée à des plongeurs expérimentés ayant éventuellement une formation spéléo. En effet la descente du kiosque est très étroite, il faut décapeler si l’on a un bi ou un 15 l, et elle ne permet qu’à un plongeur d’y rentrer à la fois. D’autre part la sédimentation à l’intérieur rend la visibilité quasi-nulle.En cas de pépin à l’intérieur, les secours auront donc plus de difficulté à intervenir rapidement.
La plongée peut débuter par la poupe. Celle-ci est abîmée, notamment suite à deux « pétardages » récents. Les deux hélices ont ainsi disparus. Puis direction la proue avec un arrêt obligatoire au niveau du kiosque. Il est amusant de s’y tenir, cela permet d’avoir une superbe vision du Rubis. En continuant vers la proue, de nombreuses trappes sont ouvertes révélant pour certaines des instruments. Juste avant la proue on peut admirer les stabilisateurs en léger contrebas. A l’avant le coupe-chaîne est toujours présent. Une fois à la proue, il faut s’avancer de quelques mètres, se retourner, le Rubis semble vous foncer dessus. La vision est très jolie, et on se met à rêver de le voir filer comme 50 ans auparavant.
Faune et flore :
La flore est peu présente sur le Rubis. Contrairement au Togo, les gorgones n’ont pas colonisées l’épave et ses flancs, ce qui lorsque l’on ne connaît pas l’épave donne à penser que le naufrage est plus récent. Concernant la faune, les ouvertures du Rubis ont été squattées par de magnifiques congres et murènes dont une particulièrement grosse au niveau du kiosque. Les anthias et castagnioles sont les incontournables compagnons de cette plongée.

Sources

http://scubaspot.free.fr

Livres "100 épaves en côte d'Azur" de A. et JP. Joncheray

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées
Le Village sous-marin - Agay

Vestiges d'un film jamais réalisé, cette plongée permet de découvrir un village habité par les poissons.

Un rêve cinématographique jamais devenu réalité

Entre 1963 et 1965, est construit le plateau d'une ville complète pour une scène sous-marine d'un film intitulé L'enfant et la Sirène, dont le réalisateur s'appelle Néjad Atzamba.

Le peu de sources tout-à-fait fiables contraint au conditionnel. Il semblerait que le projet ait d’abord choisi le site de Cap Dramont, dans la baie d’Agay, non loin de Saint-Raphaël (Var). Sous le pseudo « hyppoc », un homme qui dit avoir participé au projet témoigne : « à Le Dramont [sic], nous n’avons pu établir que (environ) 100 m² sur les 1000 prévus au départ pour cause de dégradations ». Une certaine « PMK » évoque des « conditions de mer de visibilité » qui aurait contraint déménager le plateau sous-marin « vers Cannes », ce qui correspondrait donc au site du cap d’Antibes. Les plongeurs, du reste, continuent à visiter ce qui pourrait avoir été le premier lieu choisi, au cap Dramont. Mais c’est donc vraisemblablement au cap d’Antibes que se trouverait la plus grande « ville sous-marine », d’une superficie totale d’environ 1000 m², par 10 à 30 mètres de fond. D’après un document transmis par la Maison du tourisme EPIC de Vallauris Golfe-Juan, la descente des quelque 200 constructions (maisons, ponts, obélisques, cimetière, remparts, édifices d’inspiration médiévale, romaine ou égyptienne…), soit 15 tonnes de matériaux, aurait nécessité 6 ans et 7000 plongées ! En vain, puisque le projet n’aboutira jamais.

La plongée

Le Village sous-marin - Agay

Jolie petite plongée, abritée et très riche. Le point fort en est un village en miniature (maisons de 50 cm) construit pour un tournage sous-marin dans les années 60.

Outre l'attraction du village, cette plongée offre un profil très varié avec de belles failles à mérous, des tombants très concrétionnés et à côté du village, une grande arche couverte de vie fixe et abritant plusieurs congres.
Au pied de l'arche, un banc de sable accueille de nombreux bothias et vives.

Profondeur : max 25m

Difficulté : facile

Sources

http://www.voyageurs-du-net.com/village-sous-marin

http://www.cipdramont.com/s_village.php

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées
L'épave du CHAOUEN (île du Planier)

Le navire - son histoire

Le chaouen, propriété de la compagnie Marocaine de Navigation, fut lancé en 1961 à Travemûnde. Le 21 février 1970, en provenance de Casablanca chargé d’oranges, il s’échoue à la suite d’une erreur de navigation sur l’île de Planier, près de Marseille. Pour son malheur, le Mistral forcit, et les efforts du "Provençal XV" pour le dégager restèrent vain...

Longueur 90m

Largeur 13.5m

Tonnage 1550t

Propulsion 2 x 1370 ch

Le naufrage

Le Chaouen s'est échoué à l'ouest de Planier le samedi 21 février à 19 h 40, lamentablement, à l'issue d'une traversée sans problème. Parti de Casablanca, il arrivait en vue de Marseille par mer belle, mistral modéré, et la prise de pilote ne devait pas tarder. Inexplicablement, il s'encastra à douze nœuds sur les rochers de Planier. L’hypothèse retenue pour expliquer le naufrage fut la suivante : navigant aux instruments, cap sur le phare, le bâtiment n'était pas surveillé... Partir de Casablanca, viser un petit îlot, et ne pas le manquer à des milliers de kilomètres, faut le faire ! Profondément engagé sur la roche, I'arrière encore à flot, la cale noyée, le navire ne semblait pas encore en perdition. Dans un premier message, le commandant du Chaouen demanda l'aide d'un remorqueur, le Provençal XV de la Nouvelle Société Provençale de Remorquage. Arrivé à 22 h 30 sur les lieux, celui-ci put, à minuit, passer une remorque au cargo marocain mais l'état de la mer (fort vent d'ouest) provoqua la rupture de cette amarre à 2 h20 du matin. Une voie d'eau s'était, dans l'intervalle, déclarée dans la cale N° 1. Sous les coups de mer, le navire frappait durement contre les rochers et la situation devait rapidement s'aggraver. A 6h, dimanche, la cale N° 3 était envahie par l'eau et la chambre des machines le fut à son tour dans la matinée. Des risques de cassure étant apparus, le commandant décida de faire évacuer les deux-tiers de l'équipage sur l’îlot de Planier, rejoint à pied sec par l'échelle de pilote. La situation s'étant à nouveau aggravée, I'abandon du navire fut décidé dimanche à 11 h 30. Le Chaouen devait chavirer et couler à 14h11.

L'épave du CHAOUEN (île du Planier)
L'épave du CHAOUEN (île du Planier)L'épave du CHAOUEN (île du Planier)L'épave du CHAOUEN (île du Planier)

La plongée

Localisation

Sur la face ouest de l’île de Planier, située à quinze kilomètres au sud-ouest de Marseille et à huit kilomètres du continent. L'île est très exposée et il faut une excellente météo pour s'y rendre.
Sa face nord, où on accoste le plus souvent si le temps le permet, est prolongée par des fonds sous-marins qui "descendent" vite, avec un magnifique tombant. C'est là que se trouvent deux avions, et le cargo Dalton. La face ouest se prolonge par des fonds moins abrupts, et un vaste haut-fond, dit La-Pierre-à-la-Bague. Contre le rivage, le Chaouen a coulé dans une petite anse, plutôt vers le nord de cette face ouest. Autour de lui, et vers La-Pierre-à-la-Bague, de nombreuses autres épaves, plus ou moins identifiées (en fait, seul le Middlebury Victory est identifié... Ies autres peuvent être Syria, Ville de Bizerte, Cephise, Théodore Sifneo). La face sud-est, dite "plaine de Planier" est moins riche en épaves, car elle ne correspond pas au principal courant commercial maritime.
Coordonnées : 43° 11,98 nord ; 05° 13,80 est.

La plongée

Le Chaouen est une épave sur laquelle il faut plonger par beau temps et mer calme. L'île du Planier ne protège ni du Mistral, ni du vent d'Est. Peu de courant sur le site.Le mouillage est possible dans la petite crique.

Il est important d'avoir un phare si l'on veut profiter pleinement du navire. Couché sur babord, la plongée se fait le long du pont. C'est une épave très bien conservée.

Par 4-5m trônent deux magnifiques ancres, puis vers 5-6m la proue apparait, ouverte, et quelques dizaines de mètres de chaines en sortent. L'épave, orientée vers l'île, a émergé de l'eau pendant de nombreuses années, mais les tempêtes et autres coup de mer l'ont fait glisser. Les treuils sont toujours présents. En direction de la poupe, la cheminée est intacte, par contre le château avant gît sur le sable avec le 2è mât de charge.

De nombreuses trappes et ouvertures permettent un accès facile aux cales, salle des machines, cabines ou salon. La salle des machines est encombrée de cables dont il faut se méfier.

Descendant vers la poupe, il faut s'arrêter vers le mât radar qui permet de contempler le bateau dans son ensemble. A 36m, vous verrez l'hélice (qui n'est pas en bronze) et le gouvernail.

Faune et flore.

Du fait du naufrage assez récent, la flore est encore assez timide sur l'épave. Quelques gorgones et éponges ont vu le jour, mais elle est principalement recouverte de petites algues brunes. La faune est essentiellement composée de congres, sardines, castagnioles et barbiers.

Sources

http://scubaspot.free.fr/epaves/chaouen.html

http://jp.bedes.free.fr/PortraitEpaves/Planier/Chaouen/Chaouen.html

http://www.clubmobydick.fr/histoires/epaves/chaouen.htm

Voir les commentaires

Publié le par OK Club
Publié dans : #TOP plongées
L'épave du TOGO (baie de Cavalaire)

Le navire - son histoire

Lancé le 30 août 1882 au chantier Robert Thomson and Co, sous le nom de Ville de Valence, le cargo appartenait alors à la Cie Havraise Péninsulaire qui le destinait aux lignes d'Espagne. Précurseur des navires modernes, sa construction est innovante : acier, cinq cloisons étanches, double coque.

Longueur : 78.5 m
Largeur : 10,5 m
Jauge 1640 tonneaux.
Machine de 208 CV
Equipage : 22-28 hommes
Moteur de 208 CV
Il est à voile et à vapeur, et possède 3 mâts

Vers 1905-1906, il est vendu à Becchi et Calagno, Cie italienne de Savone, et devient Amor. En 1911-1912, il passe à la Sté Ilva, de Gênes, qui le rebaptise Togo. Du commerce des fruits, leTogo passe au charbon. Il traverse ainsi la guerre sans encombre jusqu'en mai 1918.

Le naufrage

Le 12 mai 1918, à 6 mois de la fin de la guerre, le Togo navigue en baie de Cavalaire.La mer n'est pas mauvaise et l'équipage vient de dîner. Soudain, une explosion retentit. Le Togo vient de heurter une mine et va couler immédiatement.
A l'âge de 36 ans, ce vieux cargo qui fut fabriqué par des Ecossais dans un chantier britannique pour un armement français, qui le destinait aux lignes espagnoles, fut coulé sous pavillon italien, par un sous-marin autrichien.
Ce sous-marin, l’UC 35, un mouilleur de mines, était basé en Adriatique. Bien que de construction allemande, avec un équipage allemand, il était immatriculé U 75 et battait pavillon autrichien. La baie de Cavalaire lui convient, il y largue quelques mines de 150 kg chacune……

La découverte de l'épave

Cinquante neuf ans plus tard, en 1977, le biologiste et plongeur Richard Calmes l’a retrouvé : « Ce jour là, j’étais chargé par le Club Nautique de Cavalaire de mouiller 3 bouées pour une régate. En me rendant sur la zone prescrite, j’ai soudain lu un écho de 10 à 12 m de hauteur sur mon sondeur. Je pensais qu’il s’agissait d’une roche. Les pêcheurs aussi, car ils y calaient leurs filets avec succès. Mais parfois les engins de pêche restaient coincés malgré la tranquillité du site. Quand je suis descendu, j’ai eu la surprise de découvrir un bateau couvert de filets. Quelle émotion ! Le bateau était totalement vierge. »
En mai 1986, le Togo a fait l'objet d'une mission du navire océanographique Nadir, mission préparée par l'Ifremer qui utilisé la soucoupe Cyana pour la circonstance. Sous la direction de J. Roux, cette expédition faisait suite (toutes proportions gardées) à celle qui permit la découverte et l'observation du Titanic.
 

 

L'épave du TOGO (baie de Cavalaire)

La plongée

Localisation

L'épave est située en baie de Cavalaire et "relativement" abritée.

43° 10’14’’ N 006° 16’26’’ E

A à 500 mètres plein Ouest de la Pointe Dubreuil.

Profondeur

45 m à la proue, 55 m à l’arrière avec une partie de la poupe reposant à plus de 66 mètres

L'épave du TOGO (baie de Cavalaire)

La plongée

C’est une plongée difficile à préparer soigneusement car la profondeur est importante. Le Togo est posé à plat sur un fond de sable en légère pente, la proue en direction de la plage de Cavalaire. L’épave nécessite plusieurs plongées car elle est vaste, plus de 60 m de long, et profonde.

Le bateau repose droit sur sa quille, amputé de son quart arrière.

La perspective avec le sable 8 m plus bas est somptueuse. Partir le long des flancs du Togo n’apporte pas grand chose (hormis la vision des gorgones) et réduit le temps de plongée. Il vaut mieux s’en tenir aux ouvertures le long du pont. Sur la proue deux magnifiques ancres à jas sont encore visibles. On peut rentrer dans le château avant qui est éclairé très faiblement par quatre hublots. Un peu plus loin en direction de la poupe les écoutilles ouvertes donnent sur les cales. Celles-ci sont vides hormis les restes de charbon. Un énorme treuil occupe l’axe du navire. Les superstructures centrales du Togo ont disparu. Elles étaient probablement en bois, de même que les lattes du pont. A l’arrière des superstructures on peut visiter la cambuse. Le poêle en fonte boursouflé par la rouille est toujours présent ainsi que quelques ustensiles. On peut également voir les sanitaires.
A l’extérieur les bossoirs semblent attendre leur chaloupe. La cheminée a disparu, le trou est gigantesque, deux plongeurs pourraient presque y pénétrer. Après les superstructures et coursives, on débouche sur le pont arrière en travers duquel un mât repose. Puis c’est la cassure à 61 m au sable. On peut pénétrer dans le Togo et aller visiter avec prudence la salle des machines qui est gigantesque. D’énormes appareils, grilles baignent dans une lueur bleu-vert sublime.

La poupe est à environ 300 mètres sur un fond d’environ 66 m. On peut y voir le gouvernail et l’hélice.
Ajout de juin 2006 : L'épave s'est enfoncée inexorablement dans le sable-vaseux du fond d'environ 50 à 60 cm. La coque repose toujours entre 50 et 60 m de fond mais on n'accède plus à la cuisine et à ses "fameux ustensiles figés dans la rouille" ni aux machines par la cassure à l'arrière.

Un film pour découvrir cette superbe épave

 

Sources

Historique et plongée trouvés sur le site des "Hommes grenouilles de Beauvais" ( http://www.hgb-oise.com/fr/ )

Film de "Pingouin malin" avec Alizés plongée

Voir les commentaires